2010
Hibiscus noir
Un sentiment qui me poursuit,
Qui empoisonne mes jours et mes nuits,
Qui bouleverse beaucoup trop ma vie,
Et me donne envie de rester au fond de mon lit.
Chaque rayon de soleil est un cadeau
Jusqu’à ce qu’il apparaisse faux.
Dans le vase, tombe la goutte d’eau
Et ce mal-être me brise les os.
Alors le vide emplit mon âme,
Le désespoir fait couler mes larmes.
Les mots se tournent vers moi tels des armes.
Mes yeux saignent et éteignent ma derniére flamme.
Les larmes fondent sur mes lèvres,
Et par leurs amertumes brisent le moindre sourire.
Je me retrouve bloquer tel un lièvre,
A petit feu, j’ai l’impression de mourir .
Ô doucereuse amertume!
Tu me poignardes par tes rires,
Je suis malade de tes soupirs.
Désespoir accompli ! Détresse ennemie !
Je voudrais cracher sur cette feuille
Des mots sanglants, des mots acides.
Enfermer mon coeur dans un cercueil,
Et répondre à l’attente des tes yeux avides.
Fermer ma porte et faire mon deuil,
Jeter au dehors mes dernières humanitées,
Et d’une rose sanglante encadrer mon coeur
D’une épine, le taillader.
Et faire couler de cette plaie sanguinolente
Ces sentiments qui me bouleversent . . .
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2010
Deux Jeunes Vieux
Ce vieil homme assis sur son banc
qui reste là , à regarder les gens
Passés , déambulés sans s’arrêter
Cette vieille femme avec son air déprimé
Passe ses journées à rêver , à penser
A son passé dépassé
Un air de valse retentit
Le violon sort de son étui
Le viellard s’anime
Le regard de la vieille s’illumine
Et leurs coeurs
Se gonflent de bonheur
Il se lève , la rejoint
Et simplement lui prend la main
Il l’entraine dans une valse heureuse
Une valse amoureuse
Et lorsque la musique cesse
Nos vieux disparaissent
Et laissent place à leurs souvenirs d’antan
Leurs souvenirs d’enfants
Car la vraie jeunesse
C’est l’éclat d’allégresse
Qui brille dans les yeux
Du vieillard amoureux
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2010
L’écrit
La plume de l’écrivain
Court sur le papier
Aborde les thèmes de demain
Emotions entremêlées
Un coucher de soleil
Des yeux couleurs saphir
Une nuit sans sommeil
Tout l’inspire
Jamais au repos
L’écrivain bien qu’il soit tard
Ne compte que sur les mots
Pour mener à bien son art
Jeu de sensation
Jeu d’inspiration
Jeu d’émotion
Jeu d’exception
Telle est la devise de l’écrivain
Et lorsque arrive l’heure du jugement
Notre écrivain reste confiant
C’est la poésie qui fait un poète
Et non le poète qui fait la poésie
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