2010
Je suis. Ô, Grande Terre Mère, je suis … tout.
Je suis un tronc,
Je suis un arbre.
Je suis sa fleur
Je suis sa feuille.
Je suis la racine de mon « hêtre »
Et je suis celui-ci.
Pourtant je ne suis rien,
Ni martyre ni sourire,
Je vis au jour le jour
Sans broncher, ni songer
A un avenir incertain
Proche, ou lointain.
Ô, Mère de toutes vies,
Tu me nourris,
Et je nourris les tiens
Par mon écorce dure
Mais riche.
Ô, Grande Terre Mère,
Dans chacun de tes fils et filles
Tu as donné une partie de toi,
Comme une pluie de cendre, ou de poussière.
Ô, Mère créatrice,
Tu es moi,
Et je suis tiens.
La nature est ma sœur,
Et je suis la nature.
Ô, Mère nourricière tu es
L’Eau, la Terre, le Feu, le Vent.
Et moi, ton fils,
Je suis l’un de tes nombreux héritiés.
Tu m’as offert la magie,
D’imprégner du miens à un autre
De tes enfants, pour te
Dédier une descendance
De sang. Créons une lignée
Pour t’honorer, te chérir,
Jusqu’à la fin … de tous.
Ô, Grande Terre Mère,
Honorable déesse,
Dont le pouvoir est si grand,
Que tu te caches sous la terre.
Même tes fils les plus prodigieux
Ne peuvent t’atteindre par les fond marins.
Les seules entrées « praticables »
Sont les grottes sans fin,
Qui si bien cachées soit-elles,
Seule toi sais où les trouver.
Il y a aussi les volcans, trop chaud pour nous.
Il y a certaines embouchures de fleuves,
Ou derrière les cascades parfois.
Ô, Mère pourquoi nous
Empêches-tu de te voir.
Je suis ton fils, ta fille, ton être, ta chair.
Ne laisserais-tu donc pas cette chance,
À aucun de tes enfants ?
Ô vénérable Terre,
Tu nous donnes confiance en toi,
Et nous te respectons, chérissons
Ce que tu nous procure.
Nous t’aimons Ô, Grande Terre Mère.
Ton cœur infaillible restera donc
Caché au monde extérieur à tout jamais ?
Qu’il en soit ainsi,
Tu es notre créatrice, notre Soleil, notre Lune, notre sol.
Je suis tiens, et tu es moi.
Ton pouvoir aurait-t-il une faille ?
Si tel n’est pas le cas,
Pourquoi nous assènes-tu tous
Ces malheurs, touts ces sacrifices ?
Aurais-tu une vendetta à accomplir
Contre nous, tes enfants, t’aurions-nous trahit ?
Si tel est le cas,
Par ton impartialité, explique nous pourquoi.
Ô, Grande Terre Mère
Tu es tout pour nous,
Alors pourquoi nous infliges-tu tout cela ?
Lequel de tes enfants est en cause ?
Pouvons nous t’aider, nous
Racheter à ton égard ? Ou sommes
Nous à tout jamais raillé de ton estime ?
Ô, Grande Terre Mère,
Fille des étoiles et de la Lune,
Femme du soleil, et Maîtresse des éléments;
J’étais tiens, et tu étais moi,
Mais par les temps qui courent :
Je suis devenu toi, et tu es mienne.
Mélandia.
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2010
Déprime
Comme lorsque nous subissons une perte chère, je pleure. De mes gongues s’arrachent les sanglots d’une souffrance aride. Dans ma plaie, qui s’écarte, pénètre le pus de l’infamie. Des plaintes morbides s’échappent de ce puits sans fin. La lave coulant de ma brèche dégouline tout le long de ma carcasse inerte, en brûlant comme de l’acide ma peau tremblante. Je parviens finalement à accepter la vérité, atroce soit-elle. Mon cœur s’ouvre et se déchire dans un craquement sonore pour laisser le souffre s’échapper de la matrice sanglante. Ma dépouille s’avachit sans bruit sur le sol funeste. Un gout âcre me monte à la gueule et je m’éteins aussi vite que j’apparus autrefois dans ce monde effroyablement terrifiant que je ne regrette nullement de quitter.
Accablée, Mélandia
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2009
Relève toi
Tombées dans le néant,
Elles ne réapparaissent pas,
Dans cette abîme est
leur nouvelle demeure,
N’essaye pas de les retrouver
Ou tu tomberas à leur niveau,
Toi qui, déjà, es si bas.
Relève toi tête haute, et
Grimpe la paroi escarpée.
Rejoins moi tu n’es plus
très loin.
Encore quelques mètres
et tu pourras attraper la mienne
alors que ta main est couverte
par l’ombre des actes malveillants
que tu as commis.
Ces sombres souvenirs infâmes
s’évaporent à chaque pas en avant
que tu fais.
Approche, tu y es presque,
ton majeur frôle le mien comme
le bien et le mal qui nous séparent.
Tu m’attrapes la main, te voici dans
le néant, une seule action te permettra
d’en sortir.
Le choix est le tiens, t’accrocheras-tu à l’unique
chance de t’en sortir, qui est mon bras, ou
sauteras-tu dans l’abîme pour rejoindre
tes viles amies dans l’obscurité ?
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2009
Mélandia
Mon adorée, la boule dans ma panse
Est-là, pour prouver ma suffocanse.
L’élégance de tes gestes me trépassent.
Amour, pour toi devient disgrâce,
Naguère non perçues, les
Décorums des simples simagrées, dont j’octroyais.
Imagine tant de passions à ton égard.
A quoi bon cela, alors que seul suffit ton regard.
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