3.02
2010

A FROLER LA …SERENITE

Si au crépuscule de ma vie,

Je touche à l’harmonie,

S’il m’est permis d’être choisi,

Et de vivre cet instant béni,

Alors je ne regretterai rien,

Pas même d’avoir été ce vaurien,

D’avoir fait parfois plus mal, que bien,

Je n’étais qu’un sale gamin .

De mon expérience d’homme,

Ma déveine fut lourde en somme,

Ce manque de confiance qui te consomme,

Cette impression d’être la pauvre pomme

Je souhaiterai avec l’âge,

Devenir sinon un grand sage,

Mais proscrire l’outrage,

Ne plus causer de dommages .

M’abreuver d’amitié et d’amour,

Les multiplier en retour,

Faire autour, le jour,

Rejeter tout mauvais détour .

Me fondre dans la conscience universelle,

Chasser toute humeur conflictuelle,

D’être rebelle contre les querelles,

D’ouvrir mon coeur à ceux qui m’appellent .

Si mes jours derniers,

M’apportent cette sérénité,

Gommant les cicatrices de mon passé,

Je saurai, qu’enfin j’ai…mérité.

PHIL LE 15.08.2009

Auteur : PHIL
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème :

17.11
2009

Relève toi

Tombées dans le néant,
Elles ne réapparaissent pas,
Dans cette abîme est
leur nouvelle demeure,
N’essaye pas de les retrouver
Ou tu tomberas à leur niveau,
Toi qui, déjà, es si bas.
Relève toi tête haute, et
Grimpe la paroi escarpée.
Rejoins moi tu n’es plus
très loin.
Encore quelques mètres
et tu pourras attraper la mienne
alors que ta main est couverte
par l’ombre des actes malveillants
que tu as commis.
Ces sombres souvenirs infâmes
s’évaporent à chaque pas en avant
que tu fais.
Approche, tu y es presque,
ton majeur frôle le mien comme
le bien et le mal qui nous séparent.
Tu m’attrapes la main, te voici dans
le néant, une seule action te permettra
d’en sortir.
Le choix est le tiens, t’accrocheras-tu à l’unique
chance de t’en sortir, qui est mon bras, ou
sauteras-tu dans l’abîme pour rejoindre
tes viles amies dans l’obscurité ?

Auteur : Mélandia
Thèmes du poème : Amitié, Divers, Prose, Tristesse
Mots clés du poème :

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3.11
2009

confession

Confession

Je n’aime pas écrire et des alexandrins
S’écoulent de mes doigts ainsi qu’une eau de source !
Aurais-je donc vécu comme les malandrins
A chercher une paix sans que cesse ma course !

Ainsi, la feuille blanche est comme ce couteau
Qui transperce le cœur des bêtes d’élevage !
Et ma main n’est qu’un clou subissant le marteau
D’un forgeron gravant la lumière sauvage

Pourtant, je ne suis pas un animal méchant
En rimant le portrait des hommes et des femmes
Je flatterais plutôt leur plus pénible chant,
A leurs cendres donnant de magnifiques flammes

Quand un vers me surprend, il mure mon soleil
Mon esprit vague à l’âme et la rime l’obsède
Même la nuit, ailleurs, je supporte l’éveil
Me libérant de lui dès lors que je lui cède

Qui parle de son mal soulage sa douleur
J’écris afin de croire au violent remède
Qui donne le parfum ainsi que la couleur,
Ma sensibilité qui me saigne et qui m’aide

Le poète, jamais, n’est un Homme normal
Il dit la vérité sans avouer les siennes
Sous l’image, le ton et calfeutre son mal
Dans la beauté du vers et des rimes anciennes

Grande est la solitude où se sème le vers
Il n’est pas d’infini sans douleur ni délire
Vous ne pouvez goûter à l’eau de l’univers
Que sous les cris du sang qu’un œil aimera lire

Quand mon souffle nouveau s’éveille de la nuit
Et m’offre le plaisir de voir fuir la nuée
La rime étreint mon cœur étranglé par l’ennui
Mais la lumière n’est, jamais, qu’insinuée

Je veux voir le moment que je n’ai pas vécu ;
Où ma blessure vit, je veux voir cette chose !
Mais pourquoi mon esprit se retrouve vaincu
Quand il cherche le jour de sa métamorphose ?

La rime est un baiser doux comme du satin
Que caressent mes doigts mais se perd dans l’espace !
Je pourrais la chérir en m’offrant au destin
Mais je m’égare aussi seul dans l’ombre et l’impasse

Auteur : orbelpm
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème :

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12.10
2009

Reflet dans l’obscurité

Cette nuit d’automne, où seule éclairait la Lune,
D’on le contraste rendait l’air froid et humide,
Grelotant entre deux branches, mon front plein de rides,
J’admirais les étoiles, danser près de Saturne,

Dangereusement, je me penchais au-dessus,
De l’eau noire d’encre, comme une plume, je trempais,
Le bouts de mes doigts gelés, et je contemplais,
Mon reflet ondulant tel un soyeux tissu,

Je l’observais se convertir à la lumière,
Créant l’union parfaite d’âmes singulière,
Semblable à un unique Yin et Yang vivant,

Je compris que la vie était la vrai magie,
Avec grâce, l’illusion disparue, sans bruit,
Je me redressai, et partis en souriant.

Auteur : Mélandia
Thèmes du poème : Divers, Mort, Nature, Tristesse
Mots clés du poème :

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