4.04
2010

Au Royaume des anges

Rencontrer un ange est une chose rare,
Ils sont parmis nous, mais on ne les voit pas,
On ressent leurs souffles sur nous, leurs pouvoirs,
Peut-etre de léger battements d’ailes parfois…

Oublions ce cliché d’ange tout vêtu de blanc,
Oreolé, luisant, brillant, virvoltant dans les airs
De maniere gracieuse, habile, au gré des vents,
Se delectant de ce qu’il se passe sur terre.

Moi je les vois dans de sombres vêtements,
Fais de velours, d’acier, de cuir et de dentelles,
Le tein blafard, un maquillage funeste degoulinant,
Marchant lentement dans les plus sombres ruelles…

Sur leur corps et sur leur visage, des bijoux étranges,
Qui mêlent le sang et la chair, à l’argent et à l’acier,
Leur peau est couverte d’oeuvres et de louanges,
Dédiées à des dieux autres que celui que l’on connait…

Ils ont de grandes ailes, noires comme la nuit,
Fortes et puissantes, faites de plumes brillantes,
Comme celle du corbeau volant sans un bruit,
Sous les lueurs des étoiles et de la lune agonisante…

Il pleurent souvent, par pitié envers les humains,
Voyant ce que dieu a fait de sa plus belle creation.
Ils ont essayé de nous aider, de nous sauver, en vain,
Alors, la mort dans l’âme, ils se tournent vers le démon.

Jouissant de tous les plaisirs de la vie, vivant dans le pêché,
Ils s’abandonnent dans l’ivresse et la chasse aux dragons,
Dans la luxure et la violence, le plaisir et l’ambiguité…
Ils n’ont plus qu’une seule limite, leur imagination…

Ils aiment l’art, l’architecture, la beauté, la littérature,
Arpentant les longs couloirs d’une obscure bibliothèque,
A la recherche de rares et magnifiques reliures
De Byron, de Shelley et de sombres tragédies grecques

Ils aiment aussi la musique, celle qui leur donne la foi,
Les souffrances, les larmes et les cris de Noir désir,
L’ambiguité d’Indochine, les divisions de la joie,
La folie des Doors, les shamans, les drogues et le plaisir…

Leur apparence étrange, ne les rend pas mauvais,
Ils restent tout de même des anges venus du ciel,
Ils sont aussi doux, tendres, beaux, plein de bonté,
Ils sont l’ombre de l’humanité, ils sont immortels…

Bien des gens diront que ce n’est qu’une histoire,
Un conte pour jeune dépravé avide de noirceur,
Ou encore une hérésie, ou bien un cri de desespoir,
Dans les méandres d’un esprit sous l’etreinte de la peur…

Auteur : TheFreeDiver13
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème :

1.04
2010

Envie

Trop de choses à faire,
Pas assez de temps,
Envie de tout foutre en l’air,
Et cela pour longtemps.

Besoin de repos,
Envie de mettre la tête sous l’eau,
Pour retrouver ce calme enfantin,
Et le garder jusqu’à la fin.

Auteur : celebrindal
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème :

3.02
2010

A FROLER LA …SERENITE

Si au crépuscule de ma vie,

Je touche à l’harmonie,

S’il m’est permis d’être choisi,

Et de vivre cet instant béni,

Alors je ne regretterai rien,

Pas même d’avoir été ce vaurien,

D’avoir fait parfois plus mal, que bien,

Je n’étais qu’un sale gamin .

De mon expérience d’homme,

Ma déveine fut lourde en somme,

Ce manque de confiance qui te consomme,

Cette impression d’être la pauvre pomme

Je souhaiterai avec l’âge,

Devenir sinon un grand sage,

Mais proscrire l’outrage,

Ne plus causer de dommages .

M’abreuver d’amitié et d’amour,

Les multiplier en retour,

Faire autour, le jour,

Rejeter tout mauvais détour .

Me fondre dans la conscience universelle,

Chasser toute humeur conflictuelle,

D’être rebelle contre les querelles,

D’ouvrir mon coeur à ceux qui m’appellent .

Si mes jours derniers,

M’apportent cette sérénité,

Gommant les cicatrices de mon passé,

Je saurai, qu’enfin j’ai…mérité.

PHIL LE 15.08.2009

Auteur : PHIL
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème :

17.11
2009

Relève toi

Tombées dans le néant,
Elles ne réapparaissent pas,
Dans cette abîme est
leur nouvelle demeure,
N’essaye pas de les retrouver
Ou tu tomberas à leur niveau,
Toi qui, déjà, es si bas.
Relève toi tête haute, et
Grimpe la paroi escarpée.
Rejoins moi tu n’es plus
très loin.
Encore quelques mètres
et tu pourras attraper la mienne
alors que ta main est couverte
par l’ombre des actes malveillants
que tu as commis.
Ces sombres souvenirs infâmes
s’évaporent à chaque pas en avant
que tu fais.
Approche, tu y es presque,
ton majeur frôle le mien comme
le bien et le mal qui nous séparent.
Tu m’attrapes la main, te voici dans
le néant, une seule action te permettra
d’en sortir.
Le choix est le tiens, t’accrocheras-tu à l’unique
chance de t’en sortir, qui est mon bras, ou
sauteras-tu dans l’abîme pour rejoindre
tes viles amies dans l’obscurité ?

Auteur : Mélandia
Thèmes du poème : Amitié, Divers, Prose, Tristesse
Mots clés du poème :

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