2009
confession
Confession
Je n’aime pas écrire et des alexandrins
S’écoulent de mes doigts ainsi qu’une eau de source !
Aurais-je donc vécu comme les malandrins
A chercher une paix sans que cesse ma course !
Ainsi, la feuille blanche est comme ce couteau
Qui transperce le cœur des bêtes d’élevage !
Et ma main n’est qu’un clou subissant le marteau
D’un forgeron gravant la lumière sauvage
Pourtant, je ne suis pas un animal méchant
En rimant le portrait des hommes et des femmes
Je flatterais plutôt leur plus pénible chant,
A leurs cendres donnant de magnifiques flammes
Quand un vers me surprend, il mure mon soleil
Mon esprit vague à l’âme et la rime l’obsède
Même la nuit, ailleurs, je supporte l’éveil
Me libérant de lui dès lors que je lui cède
Qui parle de son mal soulage sa douleur
J’écris afin de croire au violent remède
Qui donne le parfum ainsi que la couleur,
Ma sensibilité qui me saigne et qui m’aide
Le poète, jamais, n’est un Homme normal
Il dit la vérité sans avouer les siennes
Sous l’image, le ton et calfeutre son mal
Dans la beauté du vers et des rimes anciennes
Grande est la solitude où se sème le vers
Il n’est pas d’infini sans douleur ni délire
Vous ne pouvez goûter à l’eau de l’univers
Que sous les cris du sang qu’un œil aimera lire
Quand mon souffle nouveau s’éveille de la nuit
Et m’offre le plaisir de voir fuir la nuée
La rime étreint mon cœur étranglé par l’ennui
Mais la lumière n’est, jamais, qu’insinuée
Je veux voir le moment que je n’ai pas vécu ;
Où ma blessure vit, je veux voir cette chose !
Mais pourquoi mon esprit se retrouve vaincu
Quand il cherche le jour de sa métamorphose ?
La rime est un baiser doux comme du satin
Que caressent mes doigts mais se perd dans l’espace !
Je pourrais la chérir en m’offrant au destin
Mais je m’égare aussi seul dans l’ombre et l’impasse
Auteur : orbelpm
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème : confession éveil lumière
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2009
Reflet dans l’obscurité
Cette nuit d’automne, où seule éclairait la Lune,
D’on le contraste rendait l’air froid et humide,
Grelotant entre deux branches, mon front plein de rides,
J’admirais les étoiles, danser près de Saturne,
Dangereusement, je me penchais au-dessus,
De l’eau noire d’encre, comme une plume, je trempais,
Le bouts de mes doigts gelés, et je contemplais,
Mon reflet ondulant tel un soyeux tissu,
Je l’observais se convertir à la lumière,
Créant l’union parfaite d’âmes singulière,
Semblable à un unique Yin et Yang vivant,
Je compris que la vie était la vrai magie,
Avec grâce, l’illusion disparue, sans bruit,
Je me redressai, et partis en souriant.
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2009
A nous deux, vie !
Vas-y !laisse-toi plonger dans le désespoir !
Laisse la tristesse te noyer dans sa mare noire !!
Pleure à chaudes larmes ! Pleure !
Maudis le sort et ses malheurs !!
Abdique et déclare ta défaite
Crie sourdement: « je suis vaincu…
C’est ma chute, je donne la tête
Destinée tu m’as eu !! »
Oh !pauvre inconscient!
Le sort de tes accusations est énoncent.
Si tu ne crois pas en ta force, en ton « Moi »
Qui le fera à ta place !!
Une statue de glace ?!!
Ou un épouvantail de bois ?!!
Regarde tes mains, écoute ton cœur
Tu es là !tu n’es pas encore mort !!
Laisse la tristesse et les pleures
Pour le jour de ton enterrement.
Confiance, tu es encore vivant.
Retrousse tes manches
Et bas toi dignement !!
Hurle : « vie !à nous deux !!
Je suis toujours là ! Et je suis un lion !! »
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2009
quand le moral ne va pas
Le moral dans les chaussettes,
J’ai envie de me cacher sous la couette,
J’ai envie de ne plus rien entendre
Et de ne plus rien comprendre,
Je veux laisser le monde de côté
Et ne plus voir cette agressivité,
Je veux partir dans mes rêves,
Pouvoir enfin faire une trêve.
Auteur : celebrindal
Thèmes du poème : Divers
Mots clés du poème : comprendre entendre moral rêves
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