9.02
2010

L’Oeil…

Monte le froid de la terre,
Glacial le marbre ancestral,
L’âme aux vents délétères,
Se perd comme pétales virginals,

L’ombre morbide quitte le corps,
S’écoeure de son aspect répugnant,
Ses pas le portent où ? Il l’ignore,
File sa course, las mécréant,

L’oeil où qu’il aille le pourchasse,
Dans ses nuits de cauchemars,
Dans ses jours, sans guerre lasse,
Ses traits le lardent comme crevard,

Quoiqu’il fasse où qu’il se cache,
Il reste son unique proie,
Il est sa dernière attache,
Il subit âprement ses lois,

Sa route est longue, n’en finit pas,
Miasmes puantes, boues putrides,
Sonne le glas, vienne son trépas,
Dieu! Que finisse cette chasse… cupide .

Auteur : PHIL
Thèmes du poème : Fantastique
Mots clés du poème :