2010
Mon Passé M’envahit
Mon passé m’envahit soudainement,
Ton visage me revient comme un souvenir,
Ton manque m’est étouffant,
Et je n’oublierai jamais ton magnifique sourire,
Qui me hante tellement.
Et comme par magie, ton visage m’aide à m’endormir.
Je rêve de toi,
Et de tes yeux si beaux et bleus.
Assis sous la voûte étoilée
J’aimerais t’admirer,
Pour l’éternité.
Mais je me réveille sans toi, comme si le temps t’avait enlevé à moi.
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2010
Je suis. Ô, Grande Terre Mère, je suis … tout.
Je suis un tronc,
Je suis un arbre.
Je suis sa fleur
Je suis sa feuille.
Je suis la racine de mon « hêtre »
Et je suis celui-ci.
Pourtant je ne suis rien,
Ni martyre ni sourire,
Je vis au jour le jour
Sans broncher, ni songer
A un avenir incertain
Proche, ou lointain.
Ô, Mère de toutes vies,
Tu me nourris,
Et je nourris les tiens
Par mon écorce dure
Mais riche.
Ô, Grande Terre Mère,
Dans chacun de tes fils et filles
Tu as donné une partie de toi,
Comme une pluie de cendre, ou de poussière.
Ô, Mère créatrice,
Tu es moi,
Et je suis tiens.
La nature est ma sœur,
Et je suis la nature.
Ô, Mère nourricière tu es
L’Eau, la Terre, le Feu, le Vent.
Et moi, ton fils,
Je suis l’un de tes nombreux héritiés.
Tu m’as offert la magie,
D’imprégner du miens à un autre
De tes enfants, pour te
Dédier une descendance
De sang. Créons une lignée
Pour t’honorer, te chérir,
Jusqu’à la fin … de tous.
Ô, Grande Terre Mère,
Honorable déesse,
Dont le pouvoir est si grand,
Que tu te caches sous la terre.
Même tes fils les plus prodigieux
Ne peuvent t’atteindre par les fond marins.
Les seules entrées « praticables »
Sont les grottes sans fin,
Qui si bien cachées soit-elles,
Seule toi sais où les trouver.
Il y a aussi les volcans, trop chaud pour nous.
Il y a certaines embouchures de fleuves,
Ou derrière les cascades parfois.
Ô, Mère pourquoi nous
Empêches-tu de te voir.
Je suis ton fils, ta fille, ton être, ta chair.
Ne laisserais-tu donc pas cette chance,
À aucun de tes enfants ?
Ô vénérable Terre,
Tu nous donnes confiance en toi,
Et nous te respectons, chérissons
Ce que tu nous procure.
Nous t’aimons Ô, Grande Terre Mère.
Ton cœur infaillible restera donc
Caché au monde extérieur à tout jamais ?
Qu’il en soit ainsi,
Tu es notre créatrice, notre Soleil, notre Lune, notre sol.
Je suis tiens, et tu es moi.
Ton pouvoir aurait-t-il une faille ?
Si tel n’est pas le cas,
Pourquoi nous assènes-tu tous
Ces malheurs, touts ces sacrifices ?
Aurais-tu une vendetta à accomplir
Contre nous, tes enfants, t’aurions-nous trahit ?
Si tel est le cas,
Par ton impartialité, explique nous pourquoi.
Ô, Grande Terre Mère
Tu es tout pour nous,
Alors pourquoi nous infliges-tu tout cela ?
Lequel de tes enfants est en cause ?
Pouvons nous t’aider, nous
Racheter à ton égard ? Ou sommes
Nous à tout jamais raillé de ton estime ?
Ô, Grande Terre Mère,
Fille des étoiles et de la Lune,
Femme du soleil, et Maîtresse des éléments;
J’étais tiens, et tu étais moi,
Mais par les temps qui courent :
Je suis devenu toi, et tu es mienne.
Mélandia.
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2010
Déprime
Comme lorsque nous subissons une perte chère, je pleure. De mes gongues s’arrachent les sanglots d’une souffrance aride. Dans ma plaie, qui s’écarte, pénètre le pus de l’infamie. Des plaintes morbides s’échappent de ce puits sans fin. La lave coulant de ma brèche dégouline tout le long de ma carcasse inerte, en brûlant comme de l’acide ma peau tremblante. Je parviens finalement à accepter la vérité, atroce soit-elle. Mon cœur s’ouvre et se déchire dans un craquement sonore pour laisser le souffre s’échapper de la matrice sanglante. Ma dépouille s’avachit sans bruit sur le sol funeste. Un gout âcre me monte à la gueule et je m’éteins aussi vite que j’apparus autrefois dans ce monde effroyablement terrifiant que je ne regrette nullement de quitter.
Accablée, Mélandia
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2009
Reflet dans l’obscurité
Cette nuit d’automne, où seule éclairait la Lune,
D’on le contraste rendait l’air froid et humide,
Grelotant entre deux branches, mon front plein de rides,
J’admirais les étoiles, danser près de Saturne,
Dangereusement, je me penchais au-dessus,
De l’eau noire d’encre, comme une plume, je trempais,
Le bouts de mes doigts gelés, et je contemplais,
Mon reflet ondulant tel un soyeux tissu,
Je l’observais se convertir à la lumière,
Créant l’union parfaite d’âmes singulière,
Semblable à un unique Yin et Yang vivant,
Je compris que la vie était la vrai magie,
Avec grâce, l’illusion disparue, sans bruit,
Je me redressai, et partis en souriant.
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