2010
Déprime
Comme lorsque nous subissons une perte chère, je pleure. De mes gongues s’arrachent les sanglots d’une souffrance aride. Dans ma plaie, qui s’écarte, pénètre le pus de l’infamie. Des plaintes morbides s’échappent de ce puits sans fin. La lave coulant de ma brèche dégouline tout le long de ma carcasse inerte, en brûlant comme de l’acide ma peau tremblante. Je parviens finalement à accepter la vérité, atroce soit-elle. Mon cœur s’ouvre et se déchire dans un craquement sonore pour laisser le souffre s’échapper de la matrice sanglante. Ma dépouille s’avachit sans bruit sur le sol funeste. Un gout âcre me monte à la gueule et je m’éteins aussi vite que j’apparus autrefois dans ce monde effroyablement terrifiant que je ne regrette nullement de quitter.
Accablée, Mélandia
Commentaires : Rédiger le 1er commentaire
2010
L’écrit
La plume de l’écrivain
Court sur le papier
Aborde les thèmes de demain
Emotions entremêlées
Un coucher de soleil
Des yeux couleurs saphir
Une nuit sans sommeil
Tout l’inspire
Jamais au repos
L’écrivain bien qu’il soit tard
Ne compte que sur les mots
Pour mener à bien son art
Jeu de sensation
Jeu d’inspiration
Jeu d’émotion
Jeu d’exception
Telle est la devise de l’écrivain
Et lorsque arrive l’heure du jugement
Notre écrivain reste confiant
C’est la poésie qui fait un poète
Et non le poète qui fait la poésie
Commentaires : Rédiger le 1er commentaire
2009
Relève toi
Tombées dans le néant,
Elles ne réapparaissent pas,
Dans cette abîme est
leur nouvelle demeure,
N’essaye pas de les retrouver
Ou tu tomberas à leur niveau,
Toi qui, déjà, es si bas.
Relève toi tête haute, et
Grimpe la paroi escarpée.
Rejoins moi tu n’es plus
très loin.
Encore quelques mètres
et tu pourras attraper la mienne
alors que ta main est couverte
par l’ombre des actes malveillants
que tu as commis.
Ces sombres souvenirs infâmes
s’évaporent à chaque pas en avant
que tu fais.
Approche, tu y es presque,
ton majeur frôle le mien comme
le bien et le mal qui nous séparent.
Tu m’attrapes la main, te voici dans
le néant, une seule action te permettra
d’en sortir.
Le choix est le tiens, t’accrocheras-tu à l’unique
chance de t’en sortir, qui est mon bras, ou
sauteras-tu dans l’abîme pour rejoindre
tes viles amies dans l’obscurité ?
Commentaires : 2 Commentaires | Réagir